Évolution des parcours des cadres affectés sur des emplois de direction de l’administration territoriale de l’État en DDI et SGCD
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Nathalie Colin, Stéphane Rouvé (IGA), Éric Ginésy (IGAS), Jean-Pierre Lestoille, Éric Tanays (IGEDD), Magali Pecquery (CGAAER), Éric Cayol (IGESR), Nicole Nespoulous (DGCCRF)
Alors que l’administration territoriale de l’État (ATE) connaît une profonde évolution depuis le début des années 2000, le rapport examine les conditions dans lesquelles s’exercent les parcours professionnels de directeurs des services déconcentrés et de leurs adjoints au niveau départemental.
En 2025, plus de 660 personnes occupent des emplois fonctionnels de direction de l’administration territoriale de l’État (DATE). A l’instar des autres emplois de cadres supérieurs de l’Etat, ces emplois sont confrontés à des enjeux d’attractivité. Si les responsabilités exercées sont source d’une forte motivation, elles s’accompagnent aussi de contraintes, notamment liées à une charge de travail accrue, et de signes préoccupants propres à ces emplois.
Dans ce contexte, la mission appelle à améliorer les conditions d'exercice de ces fonctions. Tout d’abord, elle recommande de mieux accompagner la prise de poste, en particulier sur le plan matériel, et de veiller à bien positionner ces cadres supérieurs au sein du premier cercle de responsabilités du collectif de l’ATE dirigé par le préfet. Un appui métier renforcé de la part des directions régionales et des administrations centrales est également préconisé.
De manière structurelle, la mission propose ensuite de mobiliser simultanément trois leviers :
La constitution systématique des viviers de cadres appelés à occuper ces emplois ;
Une meilleure organisation et une plus grande valorisation des parcours sur ces emplois à travers plusieurs mesures. La mission recommande notamment de revoir le classement actuel des emplois en groupes, dont la pertinence n’est pas totalement convaincante et qui peut constituer un obstacle à la mobilité ;
Une amélioration des dispositifs existants à l’appui du déroulement de la carrière en les intégrant dans un programme global de formation combinant compétences métiers compétences transversales, notamment managériales.
Améliorer la gouvernance nationale
L’élaboration de lignes de gestion interministérielles (LDGI), à l’image de celles des administrateurs de l’État, permettrait de définir une stratégie pluriannuelle de pilotage des ressources humaines, tout en assurant aux agents une plus grande transparence sur leur progression de carrière. Les employeurs publics pourraient ainsi s’entendre sur un socle de principes de gestion partagés de ces parcours.
Enfin, la gestion de ces emplois relevant d’une pluralité de ministères, il est impératif d’en réformer la gouvernance, afin d’améliorer la coordination entre les employeurs.