Revue de dépenses sur les prescriptions en ville et à l’hôpital
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Pierre Cunéo, Louise Mariani, Léa Viossat, Hippolyte Goutebroze, Adrien Charlet (IGF), Yann-Gaël Amghar , Magali Guegan, Cyrille Massieux, Dr Emmanuelle Michaud (Igas)
Depuis 2019, la France connaît, comme la plupart des pays développés, un rebond de la croissance des dépenses de santé. Cette hausse devrait se poursuivre en raison des évolutions de la démographie, de l’épidémiologie et du progrès technique. Cette dynamique, comme le niveau de déficit de l’Assurance maladie, impliquent de rechercher des économies, tout en poursuivant l’amélioration des conditions de prise en charge des patients.
Dans ce contexte, le rapport conjoint de l’Igas et de l’IGF dresse un panorama des dépenses de santé qui sont liées aux prescriptions médicales. Le rapport se concentre sur les dépenses de médicaments, prescrits par les médecins de ville et les médecins hospitaliers lorsque les prescriptions sont exécutées en ville et sur les dépenses liées au dispositif dérogatoire de la liste en sus à l’hôpital (médicaments et dispositifs médicaux pris en charge hors budget des établissements de santé) et sur les dépenses de remboursement des actes paramédicaux (infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes).
Le rapport met en évidence que la France a progressé dans la maîtrise de sa consommation de médicaments et pointe que la dynamique de dépense concerne prioritairement, en ville les médicaments onéreux et, à l’hôpital, les prescriptions de la liste en sus et les prescriptions exécutées en ville.
Le rapport dresse aussi un état des lieux des mesures de maîtrise médicalisée portées principalement par l’Assurance maladie et formule des recommandations pour en renforcer l’efficacité et favoriser la pertinence des prescriptions.